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Kairouan, Tunisia
A guy I met at Kairouan took me to his friend’s Tunisian style fast food shop and let me try to taste the local food called Kafteji.
Thank you, Habib.
«Abdelhak Ouertani :< ?xml:namespace prefix = o />
Premier diplômé tunisien de photographie en 1894»
Dans une vie, il nous arrive de rencontrer des gens, dont on ne sait plus depuis combien de temps on les a rencontrés. Pour moi, Mohamed Bennani fait partis de ceux-là . Je ne me rappelle plus quand est ce que j’ai enjambé pour la première fois le pas de sa charmante maison. Dans ce patio ensoleillé où il lui arrive souvent de s’élancer - comme un gosse à qui on demande de ramener son adorable peluche – pour chercher un vieux livre de la chambre d’à côté. Son café turc servi brûlant, ou le thé - à volonté- à peine sucré ponctue des discussions toujours passionnées à propos de tous ce que qui concerne les livres, la photographie, la culture et l’histoire. L’Histoire que Mohamed Bennani respecte et se met en colère dès que l’on en parle sans références. Aujourd’hui Mohamed Bennani cultive un look assez particulier, j’hésite sur la ressemblance : de face il pourrait jouer le rôle d’Alfred Einstein, de profil il a du Robespierre dans le port de tête…en tout cas il ne vous laissera pas indifférent. Les étudiants le sollicitent pour son inestimable soutien moral et intellectuel, les autres pour sa bonhomie et son large savoir des livres et son intimité avec la Médina de Tunis. Les expositions « Anonymes » de la présente édition ainsi que celle consacrée à l’oeuvre de Mustapha Bouchoucha l’année précédente sont le fruit d’une collaboration enrichissante pour nous deux. J’ai profité de ces fréquentes visites pour l’interroger.
Hamideddine Bouali : « quelle est l’obsession du collectionneur ? ».
Mohamed Bennani : « je suis plutôt obnubilé par les vieux livres, mais en ce qui concerne les photos je suis en train d’apprendre leur langage, leur technique…C’est pour cela que je tiens à participer à cette manifestation, une occasion inespérée de rencontrer l’élite de la photographie tunisienne et des photographes étrangers non moins intéressants.
H.B. : « Collectionner est ce que c’est faire l’histoire d’une certaine manière? ».
M.B. : «Oui, effectivement, faire des recherches à propos des photographies, c’est bien les regarder : discerner les détails, localiser le lieu, situer la date, chercher l’auteur, trouver le procédé…c’est très instructif et assez passionnant. Souvent ce travail de longue haleine réserve de joyeuses surprises. Je suis sur les traces du premier tunisien diplômé en photographie. En 1894 (oui vous avez bien lu !) Abdelhak Ouertani part à Lyon - là où les frères Lumière ont établi leur usine – et en revient photographe. Il s’aventure dans le sud tunisien, direction le Soudan, avec le Marquis de Morès. Il succombe avec tous les membres de l’expédition à un dramatique guet-apens. Dix ans plus tard, des voyageurs qui vont sur les lieux du massacre, mettent la main sur des débris de plaques de verres photographiques au lieu dit El Ouatia ».
H.B. : « Ce Abdelhak Ouertani, dont vous m’avez souvent parlé, serait rien de moins que le premier photographe tunisien et arabe patenté, ce qui est une grande découverte pour tout ceux qui tentent de rédiger une histoire de la photographie tunisienne. De quels autres trésors disposez-vous ?».
M.B. : « J’ai le fonds entier de Gilbert van Raepenbusch (un photographe professionnel qui fut en activité en Tunisie dans les années cinquante et soixante), d’une importante partie du reporter photographe tunisien Kalaï et de l’intégralité des négatifs de Mohamed Ben Ammar Ben Youssef. L’édition précédente des Rencontres rendit hommage à Mustapha Bouchoucha dont je suis le dépositaire de la quasi-totalité de la photothèque. Et puis je dispose de quelques clichés du XIXe siècle de Garrigues et Soler.
H.B. : « Que pensez-vous des Rencontres après avoir assisté à trois éditions dont une fois comme exposant ? »
M.B. : « Les Rencontres ont su créer une ambiance sympathique, elles sont utiles pour connaitre les gens du métier, les tables rondes sont instructives, les soirées à Sidi Ali el Mekki succulentes…je souhaite une longue vie aux Rencontres et au et au travail des animateurs qui est unique en Tunisie ; diaporama, journal… sous oublier la qualité du catalogue édité chaque année et ce journal qui est d’un grand intérêt ».
Entretien paru dans le N° 4 du Corsaire
Quotidien des Rencontres Internationales
de la Photographie de Ghar el Melh
du 30 juin 2008
La photographie est le seul domaine (tout art confondu) où l’outil peut atteindre la cote des œuvres produites avec. On n’a jamais rencontré dans les ventes aux enchères des stylos valoir des manuscrits ou des pinceaux atteindre la cote des tableaux de peinture. Que peut valoir la table à dessin de Le Corbusier, le burin de Rodin ou le crayon d’Hergé ? Pas grand-chose je suppose par rapport. Mais un appareil photo c’est parfois un trésor. < ?xml:namespace prefix = o />
Un daguerréotype, ancienne dénomination de l’appareil photo, a été vendu il y’a tout juste un an aux prix de 576 600 euros (Cela fait plus d’un milliard de nos millimes !) lors d’une vente aux enchères à Vienne en Autriche, devenant ainsi l'appareil photo le plus cher au monde. Mais pourquoi ce mirobolant prix ?
Cette précieuse est vénérable pièce est âgée de 170 ans, La Galerie Westlicht, où s'est déroulée la vente, note qu’elle fut fabriqué et commercialisé en 1839. C’est un acheteur anonyme ayant suivi les enchères via l'internet qui a fini par acquérir cette pièce très convoitée par les collectionneurs..
La mise a pris de cet appareil unique et dans son état d'origine avait été fixée à 100.000 euros. Avant les enchères, certains experts avaient laissé entendre que le prix pourrait atteindre le million d'euros. Les offres sont venues de Corée du Sud, du Japon, des États-Unis et de France, ont souligné les organisateurs de la vente. L'appareil sommeillait depuis 1940 dans un grenier à Munich (Allemagne), où le fils du propriétaire, Wolfgang Haase, l'a récemment découvert. Pour Michel Auer, photographe et historien suisse de la photographie, qui a expertisé la chambre c'est "le seul exemplaire connu de ce fabricant". La découverte de cet appareil vient confirmer un mythe de l'histoire de la photographie. Jusqu'à présent, les spécialistes connaissaient l'existence des appareils de la marque Susse grâce à plusieurs modes d'emploi et des publicités dans deux journaux parisiens parues les 23 août et 5 septembre 1839, soit quelques jours avant la première publicité pour l'appareil de Giroux. Mais jamais aucun appareil n'avait été trouvé.
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